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Traits d'Amour

Traits d’Amour

Philosophes, Politistes, Sociologues, Anthropologues, Historien·nes .
Les lectures qui nous changent, nous font avancer, nous nourrissent.

Bienvenue dans « Traits d’amour », le format dessiné qui me permet de vous partager les auteur·ice·s qui ont marqué mon parcours universitaire et qui ne cessent de m’apporter énormément. Parce que lire des sciences sociales, ce n’est pas seulement un outil pour mener ses propres recherches, c’est aussi un formidable vecteur de transformation. En langage internet : caféréfléchir.

Il m’est régulièrement demandé qui est-ce que je conseille de lire. Pour être tout à fait honnête avec vous, « Traits d’amour » est un format entièrement subjectif. L’idée est de vous donner à voir pourquoi j’ai tant aimé lire un tel ou une telle, et non faire un compte-rendu exhaustif de leur apport au monde de la recherche.

Pour noter l’accessibilité des auteur·ices présenté·es dans « Traits d’Amour » j’ai décidé non pas d’utiliser des étoiles mais la tête de Durkheim (42h de cours juste sur lui ça attaque le cerveau), l’un des fondateur·ices de la sociologie qui a beaucoup marqué mon propre parcours, notamment avec les règles de la méthode sociologique (1895).

 Une tête de Durkheim : très difficile d’accès

Deux têtes de Durkheim : si vous avez des bases en sciences sociales vous vous en sortirez

Trois têtes de Durkheim : accessible à toutes et tous

Attention [!] cette notation n’est liée qu’à mon propre ressenti et donc reste indicative. Si vous avez envie de lire un texte que j’ai trouvé difficile, peut-être que vous vous en sortirez très bien, nous avons tout·es un partout différent et nos forces/lacunes.

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Consciences Sociales

« Honk »

Tout commença par un « honk »

Détournée et utilisée ici par des militant·es contre le Brexit, cette oie n’est autre que la protagoniste du jeu indépendant australien « Untitled Goose Game ».

Interpellée par les différentes pancartes sur lesquelles cette oie est représentée comme opposée au premier ministre britannique et à sa politique, un questionnement a émergé :

Comment-est ce qu’un personnage de jeu vidéo devient un symbole de lutte ?

C’est ce parallèle entre culture web et militantisme de rue qui a enfoncé la porte d’entrée me permettant de produire le premier épisode de « Consciences Sociales ».

Dire « tout commença par un « honk » », c’est avant tout dire que ce qui peut nous sembler le plus anecdotique des personnages, ici une oie, peut en réalité être porteur de sens. Si l’analyse du contenu des pancartes fait régulièrement partie intégrante des études portant sur les mobilisations sociales [1], et n’est donc pas nouvelle, l’analyse de l’évolution de ce contenu, ainsi que la porosité des frontières entre en et hors ligne restent quant à elles à questionner. 

Rendez-vous dans « Consciences Sociales », Épisode 1.

[1]  Elles sont analysées comme faisant partie du répertoire d’action des personnes mobilisées, et sont en ce sens un élément parmi d’autres dans le tout du mouvement social.  On retrouve ainsi, de manière régulière, des exemples de pancartes utilisées dans les travaux des sciences sociales, rajoutant un élément à l’analyse comme cela peut être le cas dans le travail de Marie-Laure Pouchadon concernant les mobilisations de chômeurs et chômeuses : « Certains militants défilent en déclinant leur CV sur une pancarte, tel ce chômeur qui écrit : « Jojo, 36 piges, dont 4 au chômage, Rmiste. » ». M-L Pouchadon, « Dynamiques et répertoire d’action des mobilisations de chômeur en France », dans Les mobilisations sociales à l’heure du précariat, 2011, p177.